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Chasse

Plan de chasse : à quoi il sert et qui l’attribue

29 septembre 2026 · Chasse
Plan de chasse : à quoi il sert et qui l’attribue

Le plan de chasse fixe, pour certaines espèces de gibier, le nombre d’animaux pouvant être prélevés sur un territoire. Il encadre la chasse afin de contribuer à la gestion de la faune et à l’équilibre agro-sylvo-cynégétique.


Son attribution suit une procédure départementale, où interviennent notamment le préfet et la commission départementale de la chasse. Comprendre leur rôle permet aussi de distinguer le quota autorisé du bracelet qui matérialise cette autorisation.


A retenir :


  • Prélèvements encadrés selon les espèces et les territoires
  • Décision départementale fondée sur des objectifs de gestion
  • Bracelet obligatoire pour identifier certains animaux prélevés
  • Suivi nécessaire pour préserver l’équilibre entre usages

Plan de chasse : rôle et espèces concernées


Parce qu’il encadre les prélèvements, le plan de chasse relie les besoins locaux de gestion aux règles applicables dans chaque département. Selon Légifrance, le dispositif vise notamment l’équilibre entre intérêts agricoles, sylvicoles et cynégétiques.


Une mesure de régulation des populations


Dans la pratique, le plan fixe un contingent par espèce et par territoire, plutôt qu’une autorisation générale de chasser sans limite. Selon la Fédération nationale des chasseurs, il contribue au développement durable des populations de gibier et à la préservation de leurs habitats.

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Les objectifs peuvent varier selon les constats locaux : maintenir, augmenter ou réduire certains effectifs. Cette régulation des populations tient compte, entre autres, des dégâts agricoles, de l’état des milieux et de la capacité du territoire à accueillir les animaux.


Les espèces soumises au dispositif


Le plan concerne notamment plusieurs ongulés, parmi lesquels le cerf élaphe, le daim, le mouflon, le chamois, l’isard et le chevreuil. Le sanglier peut également être soumis à des règles particulières dans certains départements, selon le cadre local applicable.


Selon Légifrance, les espèces concernées sont définies par les textes réglementaires, et le dispositif s’applique pour concilier les usages du territoire. La liste exacte et les modalités doivent donc être vérifiées auprès de la préfecture ou de la fédération départementale.


Espèces et portée réglementaire :


Espèce ou groupe Situation indiquée Point à vérifier
Cerf élaphe Espèce soumise au plan de chasse Attributions locales
Daim Espèce soumise au plan de chasse Modalités départementales
Chevreuil Espèce soumise au plan de chasse Quota et territoire concernés
Sanglier Dispositions particulières selon les départements Règles locales en vigueur


Ces règles prennent une portée concrète lorsque les demandes locales sont examinées et que les autorisations sont formalisées.

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Qui attribue le plan de chasse et les quotas ?


Une fois les espèces et les enjeux identifiés, la décision se construit à l’échelle départementale. Le préfet joue un rôle central dans l’attribution des quotas, en s’appuyant sur la procédure et les avis prévus par la réglementation.


Le rôle du préfet et de la commission


Selon Légifrance, le plan de chasse relève des dispositions du Code de l’environnement, notamment des articles L. 425-6 à L. 425-13. Le préfet arrête les décisions applicables dans le département, après les consultations prévues, qui prennent en compte les intérêts concernés.


La commission départementale de la chasse et de la faune sauvage contribue à l’examen des enjeux locaux et aux échanges entre acteurs. Les représentants agricoles, forestiers et cynégétiques apportent des éléments utiles, sans que la commission se substitue à l’autorité décisionnaire.


De la demande à l’arrêté préfectoral


Les détenteurs de droits de chasse ou leurs représentants transmettent généralement leurs demandes selon les modalités fixées dans le département. L’examen peut tenir compte des effectifs observés, des prélèvements précédents et des objectifs de gestion locale.


L’arrêté préfectoral formalise les décisions et leurs conditions d’application. Les modalités pratiques, le calendrier et les interlocuteurs peuvent varier : les chasseurs doivent donc consulter les informations de leur préfecture et de leur fédération départementale.


Acteurs et responsabilités :

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  • Préfet : décisions départementales et arrêté applicable
  • Commission : examen concerté des enjeux de chasse et de faune
  • Fédération départementale : information et accompagnement des demandes
  • Détenteurs de droits : transmission des demandes selon les règles locales

Après la décision administrative, le quota attribué doit encore être respecté et suivi sur le terrain, notamment grâce aux dispositifs d’identification.


Quotas, bracelets et suivi des prélèvements


Une attribution n’est utile que si chaque prélèvement peut être rapproché de l’autorisation correspondante. Le suivi permet de vérifier l’application du plan et d’alimenter les décisions des campagnes suivantes.


Le bracelet, preuve de l’autorisation


Pour les espèces concernées, le bracelet matérialise l’autorisation de prélèvement et doit être utilisé conformément aux règles applicables. Les consignes précisent notamment son emploi et les formalités liées à l’animal prélevé.


Un chasseur doit vérifier l’espèce, le territoire et les conditions attachées à son attribution avant toute action. Selon les règles locales, des obligations de déclaration ou de marquage complètent ce contrôle ; il faut les confirmer dans les documents officiels du département.


Un bilan utile à la gestion de la faune


Le bilan des prélèvements aide les acteurs à comparer les objectifs décidés avec les résultats observés. Ces informations éclairent ensuite l’évolution des attributions, sans remplacer les observations de terrain ni l’analyse des habitats.


Pour une association locale, tenir un registre clair évite les confusions entre bracelets attribués, utilisés et restants. Cette rigueur facilite les contrôles et donne aux discussions départementales une base plus solide pour préserver l’équilibre agro-sylvo-cynégétique.


Suivi pratique des autorisations :


  • Vérification de l’espèce et du territoire concernés
  • Respect des conditions précisées dans l’arrêté applicable
  • Utilisation du bracelet selon les consignes locales
  • Déclaration des prélèvements lorsqu’elle est requise

Source : Code de l’environnement, articles L. 425-6 à L. 425-13 et R. 425-1-1 à R. 425-17 ; Fédération nationale des chasseurs, « Découvrez le plan de chasse des espèces en France ».

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